Mais que fait donc la police, non, le syndic !

Curieux de voir combien un syndic peut être une cible idéale vers qui envoyer les victimes de toutes sortes :

Premier cas : un locataire d’un appartement d’une copropriété se fait harceler par une personne qui est logée, dans le cadre des programmes d’insertion d’Emmaüs, dans un appartement voisin. Cette locataire se rend au poste de  police pour déposer une plainte, malgré la peur qui la tenaille de représailles possibles.
La police refuse de prendre sa plainte, mais accepte toutefois le dépôt d’une main-courante, renvoyant la locataire vers le syndic de son immeuble qui lui seul, saura ce qu’il faut entreprendre.

Deuxième cas : deux personnes âgées, vraisemblablement sœurs, de plus de 70 ans, résident discrètement dans la cave d’un immeuble d’avant guerre. Inquiétude des copropriétaires, se demandant ce qu’il se passe dans ces caves. Il est d’abord difficile de connaitre qui en sont les occupants – des jeunes, des vieux ? -, et c’est en allant déposer une plainte, plus pour se protéger que de se défendre (l’électricité est vétuste), que se reproduit le même scénario : le refus d’enregistrer cette plainte, et le renvoi vers le syndic pour gérer l’affaire.

Quelle joie, quelle gratitude. Qui doit-on remercier pour être devenus les super-héros d’un État qui ne cherche plus à assurer les fonctions régaliennes qui lui incombe.

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