La déconfiture des exploitants

Quelle déconfiture chez les exploitants !

Le bal a été ouvert par Transmontagne, suivi par Appart’Valley / Sun Valley, puis Maisons de Biarritz, puis Quiétude (qui avait repris les baux des précédents), sans compter Mona Lisa et tant d’autres…

Cette hécatombe m’interroge. Certes, il était relativement prévisible de prédire la chute de nombre d’entre eux : vivant des expédients des promoteurs (les fameux fonds de concours), nécessaires au versement des loyers pour les premières années. Les réalités économiques les ont rattrapés.

Pour autant, que penser des rentabilités exceptionnelles proposées, ou des prix anormalement élevés des produits proposés ? Les promoteurs sont de toute évidence responsables de ces pratiques, mais les exploitants le sont tout autant d’avoir accepté le marché.

Alors, pour tenter de maintenir le bateau à flot, on commence par renégocier le bail – généralement au départ très favorable aux acquéreurs – en passant d’un loyer terme échoir à un loyer terme échu, en gelant ou révisant les clauses d’indexation, la liste des subtilités est impressionnante…
Puis, quand tout a été tenté en vain, c’est la chute.

Cela conduit inévitablement à renforcer les gros exploitants, générant des situations de quasi-monopole, fermant le marché à de petits exploitants qui pourtant sont dignes de confiance.

Mais tout cela cache une autre réalité ; les résidences ont bien été vendues par quelqu’un, et les acquéreurs ont bien trouvé les financements quelque part.

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